La La Land, de Damien Chazelle

La La Land

Le « Musical » est l’un des genres cinématographiques qui a grandement contribué à la gloire d’Hollywood. Dans les années 1930 particulièrement, où l’on peut parler du cinéma américain classique, de long-métrages comme Le danseur du dessus (1935) ou Le magicien d’Oz (1939) ont marqué son histoire. Par la suite le genre a un peu décliné, mais un premier renouveau s’est vérifié avec West side story (1961) une vague de renouveau a déferlé avec la sortie du film West Side Story (1961) : il s’agit effectivement de la première fois dans un l’on trouve des scènes d’extérieur dans une coméde musicale. Récemment, ce genre a retrouvé de la vitalité avec Les misérables de Tom Hooper (2012) qui a surpris dans  son ambition de chef d’œuvre, son gigantisme et la puissance de sa composition symphonique et visuelle. Le film a ensuite gagné trois prix Oscar et trois Golden Globe. Le même triomphe semble être destiné à La La Land de Damien Chazelle, qui a été accueilli à la 73ème édition du festival de Venise par le public et la critique avec enthousiasme.

Avec La la land, Daniel Chazelle confirme son talent de réalisateur déjà asalué dans Whiplash (2014). Son évolution artistique est évidente, D.Chazelle dévoile dans La La Land une grande maturité en tant que réalisateur dans La la land Chazelle démontre sa maturité et un équilibre surprenant par rapport à son précédent film Whiplash. Derrière la caméra, D.Chazelle montre des idées puissantes : on peut le voir par exemple dans la réalisation de scènes appartenant au genre du « pur » Musical, où la caméra poursuit les danseurs sans coupures dans le montage. Les acteurs dansent, la caméra danse et les spectateurs aussi. Son innovation se trouve notamment dans le choix de l’image, qui semble reprendre le style de la plateforme de l’application Instagram.

La la land est une comédie musicale brillante, inventife, qui surprend dès sa première séquence en rendant hommage à West Side Story. qui est un hommage à West Side Story. C’est aussi un « Musical » moderne, moins radical que Les misérables (qui était complètement chanté) et donc plus disposé à une pluralité de publics.

Il faut aussi mentionner la qualité des deux interprètes principaux, Ryan Gosling et Emma Stone, qui trouvent une très belle entente. On saluera particulièrement le jeu de Ryan Gosling, dont on avait déjà relevé le talent comique dans The nice guys (2016).  

Bref, Pour conclure, ce long-métrage est une tornade de couleurs et de vie, entre classicisme et romanticisme : c’est un vrai plaisir pour les yeux du spectateur.

Tommaso Tronconi, traduit par Fabio Raffo

Source originale le blog italien de critique « Onesto e spietato »: http://www.onestoespietato.com/la-la-land-chazelle-musical-recensione/

(Tommaso Tronconi, 1988 : florentin doc, a effectué l’ensemble de son parcours universitaire à Florence, notamment un master en Histoire du Cinéma et s’est spécialisé dans la critique cinématographique et la création de blog, ndlr.)

Réalisateur: Damien Chazelle
Image: Linus Sandgren
Montage: Justin Hurwitz
Scénographie: David Wasco
Costumes: Mary Zophres
avec: Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend, Finn Wittrock

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