Rabiaa Marhouch

raabia

Arrivée à Montpellier en 2010 pour un master de littérature française et comparée, j’ai pris goût à la recherche et depuis, je poursuis ma passion pour les livres combinée à la critique littéraire. Après un master I en lettres modernes et un mémoire sur l’autobiographie dans Enfance de Nathalie Sarraute, je me suis spécialisée dans l’écriture de la vie ! Intriguée et passionnée par les œuvres qui transforment du biographique en matière poétique, je continue mes recherches dans ce domaine en prenant pour corpus les œuvres de Nina Bouraoui, auteure contemporaine d’une série d’autobio-fictions ou de fictions autobiographiques ou de romans de soi ou d’auto-narration ou de… je ne sais plus exactement ! Bref, j’essaie de m’orienter comme je peux dans ce labyrinthe théorique, ma seule boussole étant mon écoute attentive du cœur vibrant des textes et mon souci (quasi-maniaque !) de le faire battre dans mes analyses littéraires ! En m’inspirant d’une citation de l’écrivain congolais, Sony Labou Tansi : « On écrit sur moi, avec du ciment armé, on rature mon génie », j’essaie d’éviter de « raturer le génie » des œuvres que j’étudie !

Avec un master II d’Études culturelles, toujours à l’université Paul Valéry, j’ai eu mon premier contact avec l’univers bouraouien dans un mémoire consacré à Garçon manqué et à Mes Mauvaises pensées. Un détour par la psychanalyse me semblait nécessaire pour appréhender davantage l’écriture analytique de l’auteure : un mater II en Études psychanalytiques et esthétiques avec un mémoire, toujours sur la même auteure, sous la direction de Bernard Salignon, m’a permis de trouver quelques outils philosophiques et psychanalytiques pour mieux saisir les pensées mauvaises que la narratrice de Mes Mauvaises pensées débite, à un rythme haletant, à sa thérapeute !! Actuellement en troisième année de thèse, toujours à l’écoute de la vie écrite et à la recherche des significations perdues (que j’espère trouver un jour !) de l’entreprise autobio-romanesque de Nina Bouraoui.

Mais ma recherche universitaire ne me distrait pas pour autant de ma passion pour la lecture, une lecture spontanée, sans préjugés théoriques, juste pour le plaisir de se perdre (sans boussole !) dans l’univers fictionnel aux multiples entrées et compositions ! La vie fictionnée ou pas m’intéresse. Je partage cette passion avec les lecteurs en publiant des chroniques littéraires dans Le Courrier de Genève, journal suisse qui rend admirablement compte de l’actualité du livre et de la culture. C’est cette même démarche qui motive ma participation à ce blog : transmettre le virus de l’amour de la fiction écrite en déambulant dans la production actuelle, foisonnante, inégale certes, mais ô combien passionnante et diversifiée !

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